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LE HILLELISME,
IDEAL DE ZAMENHOF


 

Pour Zamenhof, la création et la pratique d'une langue internationale visent surtout à mobiliser dans l'humanité des tendances idéalistes en vue de la fraternité universelle, et la langue elle-même est subordonnée à cette fin. Voici ce qu'il écrit dans une lettre à Michaux, le 21 février 1905 :

« Cette idée de la réconciliation des hommes est l'essence et le but de toute ma vie ; promouvoir la cause de l'espéranto n'est qu'une partie de cette idée ; à l'autre partie, je ne cesse de penser et de rêver, et tôt ou tard, peut-être très prochainement, quand l'espéranto n'aura plus besoin de moi, je viendrai présenter un projet pour lequel je me prépare depuis longtemps... et ce projet, que j'appelle « hillélisme », consiste à créer un pont moral capable de relier fraternellement tous peuples et toutes religions sans créer de nouveaux dogmes et sans qu'aucun peuple ait besoin de répudier sa religion actuelle. Mon plan consiste à créer une unité religieuse qui embrasserait dans sa paix et réconcilierait toutes les religions existantes... ».

Le hillélisme, doctrine irénique tirée de l'enseignement du rabbin Hillel, respecte l'attachement de chacun à sa patrie, sa religion et sa langue, mais vise à réconcilier les individus les plus divers sur une base de justice, d'égalité et de fraternité, à les fondre en une communauté simplement humaine grâce à l'usage d'une langue neutre et l'observance d'une religion universelle neutre fondée sur trois principes :

  1. reconnaissance de l'existence de Dieu, liberté restant à chacun d'interpréter ce concept à sa guise;

  2. amour du prochain impliquant, entre autres, respect de la conscience individuelle ;

  3. chacun recevant généralement ses croyances de son milieu, et toutes les religions relevant de principes communs, on ne saurait faire grief aux individus de leurs religions particulières ni imputer à celles-ci le mal ou le bien dont ils sont responsables.

Cette doctrine, qu'on devine préoccupée par le sort des Juifs d'Europe centrale, fut appelée plus tard Homaranismo (doctrine concernant l'humanité). Bien qu'elle ait rencontré peu d'écho et parfois de l'hostilité chez les espérantistes occidentaux, Zamenhof ne cessa de travailler à sa diffusion. En 1913 il publia à Madrid un livret intitulé Homaranismo développant ses principes et prépara pour l'été de 1914 à Paris, un congrès devant poser le fondement de la « religion à créer ».

Le mot religion prête à confusion, car il ne s'agit ni de culte ni de théologie et très peu d'écuménisme, mais d'un humanisme de base gardant en vue, au-dessus des différences religieuses, un certain nombre de traits communs à l'humanité, et cherchant à placer la notion d'homme au-dessus de celles de peuple, de race, de classe et de religion. La guerre ne permit pas à ce congrès de se réunir et ce projet mal nommé de « religion neutre » ne survécut pas à Zamenhof.

 

Cependant, nombreux sans ceux qui traquent les dénominateurs communs de nos diverses croyances et dénoncent les multiples détournements de sens, tout en recherchant les principes d'une véritable métapsychologie moderne, accessible à tous, athées ou croyants. L'un d'eux, le philosophe moderne Marc de Smedt, cite deux rites initiatiques qui lui semblent manquer dans nos sociétés actuelles : « une culture religieuse œcuménique et des bases de relaxation et de respiration facilement adaptables du yoga ». C'est pourquoi nous prônons l'enseignement de l'hillélisme et de la sophrologie, ainsi que la pratique de la sophropédagogie (ou suggestopédie).


 


Nuna: Hejma-Français-Scolaweb-Homaranisme

Iama: Ecole Tibor Sekelj Posta: Sophrologie